Des demandeurs d'asile tamouls quittent le Sun Sea, vendredi, sous le regard d'agents de la GRC.
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PC/Jonathan Hayward
Une centaine de personnes ont manifesté, samedi à Vancouver, afin de convaincre le gouvernement canadien d'accorder le statut de réfugié aux 492 migrants tamouls arrivés à bord du navire MV Sun Sea, le 13 août dernier.
Un sondage de la firme Angus Reid, effectué auprès de 1019 Canadiens, révèle que près de la moitié des citoyens souhaitent que les migrants tamouls arrivés à bord du navire MV Sun Sea soient expulsés du pays.
Il semble toutefois que les militants ont du pain sur la planche s'ils veulent parvenir à convaincre l'opinion publique d'appuyer leur requête.
Du moins, c'est ce que laisse présumer un sondage de la firme Angus Reid, effectué auprès de 1019 Canadiens, selon lequel 45 % des citoyens réclament que les migrants tamouls soient expulsés du pays.
Seuls 35 % des répondants souhaitent qu'ils soient accueillis en tant que réfugiés politiques. Certains d'entre eux dénoncent d'ailleurs le rejet exprimé par leurs concitoyens, qu'ils qualifient d'attitude raciste.
De leur côté, les opposants allèguent qu'il s'agirait d'un affront aux réfugiés légaux, qui respectent les procédures du système d'immigration. D'autant plus, disent-ils, que ces démarches coûtent des milliers de dollars aux contribuables canadiens.
Quoi qu'il en soit, pour des représentants des migrants tamouls, le fait que près de la moitié des Canadiens refuse de les accueillir traduirait simplement leur méconnaissance de la violence et de la persécution dont les demandeurs d'asile sont victimes au Sri Lanka.