Colombie-Britannique
Jeunes délinquants sexuels
La ministre confirme la fin d'un test controversé
Mise à jour le jeudi 29 juillet 2010 à 18 h 00
La ministre de la Famille et de l'Enfance de la Colombie-Britannique, Mary Polak, a annoncé, jeudi, l'annulation d'un test controversé auprès de jeunes délinquants sexuels. La veille, Victoria avait annoncé la suspension de l'expérience qui visait à déterminer l'efficacité de traitements psychiatriques auprès d'adolescents qui avaient commis des crimes de nature sexuelle.
La réaction sexuelle des adolescents, certains âgés de 13 ans, était mesurée à l'aide d'un pléthysmographe au moment où ils étaient confrontés à différentes images sexuelles, à des sons et à la lecture de mises en situation.
La ministre Polak a expliqué avoir pris cette décision après avoir appris qu'un des responsables de ces tests a été accusé d'agression sexuelle. Elle a ajouté que ces actes soupçonnés ne seraient pas liés à son travail pour la province.
De l'opposition à ces tests controversés
L'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique a exhorté la province à cesser ces tests dans les heures qui ont précédé l'annonce de la suspension du programme, qui était mené par le Youth Forensic Psychiatric Services, une composante du ministère de l'Enfance.
La représentante à l'enfance en Colombie-Britannique, Mary Ellen Turpel-Lafond, mentionne avoir appris l'existence de cette pratique la semaine dernière. Elle ajoute avoir fait part de ses craintes à de hauts fonctionnaires.
Mme Turpel-Lafond compte enquêter sur ce programme, qui a été en place pendant 25 ans.
Le président de l'Asssociation des libertés civiles, Robert Holmes, s'interroge sur la manière dont les autorités ont obtenu le consentement des adolescents et de leur famille avant de les soumettre au test optionnel. Il mentionne aussi qu'il y a un taux élevé d'erreurs dans les résultats obtenus.