Le nettoyage des dégâts menacé par la pluie

Glissement de terrain Deux maisons emportées par le glissement de terrain de dimanche.   © PC/Daniel Hayduk

Plus de 48 h après qu'un glissement de terrain eut emporté cinq maisons près d'Oliver, dans le sud de la Colombie-Britannique, l'ordre d'évacuation demeure toujours en vigueur pour les 50 résidents qui ont dû quitter leur maison par mesure préventive.

La pluie qui tombe depuis mardi matin dans la région de l'Okanagan pourrait forcer les équipes du ministère des Transports venues déblayer la route 97 à interrompre leurs travaux de nettoyage.

Ces derniers ignorent d'ailleurs toujours quand ils pourront réintégrer leur résidence.

Pour le moment, les conditions météorologiques compliquent le travail des ingénieurs, qui doivent évaluer la stabilité des sols. En effet, il pleut depuis mardi matin dans la vallée de l'Okanagan. Le mauvais temps pourrait d'ailleurs forcer les équipes du ministère des Transports venues déblayer la route 97 à interrompre leurs travaux de nettoyage.

Shaun Reimer du ministère de l'Environnement a confirmé que le glissement de terrain a été provoqué par le bris d'une digue en terre d'un lac artificiel. Ce dernier avait été aménagé dans les années 30 pour permettre d'irriguer les vergers. Qui était responsable d'inspecter ou d'entretenir la digue qui a cédé? Voilà la question que tout le monde se pose présentement.

Dwayne Tannant, professeur à l'Université de la Colombie-Britannique et ingénieur en géotechnique, a effectué une visite des lieux. Selon lui, le sinistre de dimanche lance un sérieux avertissement pour la région de l'Okanagan.

M. Tannant tient à souligner qu'il y a des centaines de petits réservoirs dans la région. Selon lui, il est impératif de les inspecter afin d'éviter un incident semblable à celui survenu près d'Oliver.