Moins de frais médicaux grâce à Insite

Le site supervisé d'injection de Vancouver, Insite. Le site supervisé d'injection de Vancouver, InSite.   © AFP/Richard Lam

Une étude réalisée par deux chercheurs ontariens et publiée mardi dans la revue de l'Association médicale canadienne conclut que le site d'injection supervisé Insite de Vancouver permet, à long terme, d'économiser sur les coûts de traitements des toxicomanes.

Une étude révèle que le centre d'injection supervisé de Vancouver entraîne des économies en frais médicaux évaluées à 14 millions de dollars en 10 ans.

Les chercheurs ont colligé des statistiques d'un peu partout dans le monde sur les coûts directs associés à la toxicomanie. Ils ont par la suite utilisé ces données pour créer divers scénarios par modélisation informatique.

Cet exercice avait pour but d'estimer l'impact du site d'injection supervisé de Vancouver sur les taux de survie des toxicomanes, d'infections au VIH/sida et à l'hépatite C et sur les admissions aux programmes de désintoxication à la méthadone.

Investissement rentable

L'un des auteurs, le Dr Ahmed Bayoumi, qui travaille au Centre de recherche sur la santé du centre-ville de l'Hôpital St-Michael's à Toronto, admet que les scénarios sont basés sur des incertitudes. Mais, ajoute-t-il, peu importe les changements de variables, la conclusion est presque toujours la même: le site d'injection supervisé est un bon investissement.

Les chercheurs estiment qu'Insite permettrait de réaliser des économies en frais médicaux de près de 14 millions de dollars sur 10 ans. Le Dr Bayoumi fait remarquer que lui et son collègue n'ont pas ajouté à l'équation les coûts indirects liés à la toxicomanie, comme celui de la criminalité.