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 | Mort de Robert Dziekanski L'impartialité de la GRC en question |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 17 juillet 2008, 16 h 36 . |  |

 | | Photo: PC/Paul Pritchard | Une image de la vidéo de l'arrestation de Robert Dziekanski.
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Des documents obtenus par CBC jettent une ombre de doute sur la sincérité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans son désir de faire la lumière sur la mort de Robert Dziekanski, du moins selon un groupe de défense des droits de la personne de la Colombie-Britannique et l'avocat de la mère de la victime, Zofia Cisowski.
Des documents obtenus par CBC jettent une ombre de doute sur la sincérité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans son désir de faire la lumière sur la mort de Robert Dziekanski, du moins selon un groupe de défense des droits de la personne de la Colombie-Britannique et l'avocat de la mère de la victime, Zofia Cisowski. Immigrant polonais, M. Dziekanski est mort à l'aéroport de Vancouver le 14 octobre 2007 après avoir reçu des décharges d'un pistolet électrique Taser lors de l'intervention d'agents de la GRC. Ces derniers avaient été dépêchés sur les lieux en raison de l'état d'agitation de M. Dziekanski, qui avait passé quelque 10 heures dans l'aéroport.
L'affaire a provoqué un débat international et mené à plusieurs examens sur l'utilisation du pistolet électrique par les forces de l'ordre.
En Colombie-Britannique, une enquête interne de la GRC et une enquête du commissaire aux plaintes de la GRC ont été instituées. Mais à la lumière de documents obtenus grâce à une demande d'accès à l'information de journalistes de CBC, il apparaît que la GRC a rapidement mis en place une stratégie pour répondre aux questions potentiellement embarrassantes des médias, réponses qui devaient être approuvées par le quartier général d'Ottawa.
Des appels litigieux
Les échanges de courriels entre le bureau de la GRC de Colombie-Britannique et le quartier général d'Ottawa, à la suite de la mort de M. Dziekanski, suscitent de nombreuses questions de la part d'un groupe de défense des droits civiques et de l'avocat de la famille de la victime. Ceux-ci estiment que ces échanges jettent un doute quant à la volonté de la GRC d'agir avec transparence et imputabilité dans le dossier.
Le commissaire William Elliott a écrit au commissaire de la région du Pacifique Gary Bass pour l'informer qu'il avait réussi à parler au téléphone à trois des quatre agents impliqués. Dans ce courriel daté du 15 novembre, M. Elliott écrit: « Je sais que cette situation est difficile pour vous et nos hommes de la Division E. Soyez assurés de mon indéfectible appui. »
Le lendemain, le commissaire Bass répond à M. Elliott que ses appels ont eu un grand impact sur les hommes du détachement de Richmond où travaillent les quatre agents impliqués dans la mort de M. Dziekanski.
Le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, aurait même exprimé son appui aux quatre agents, de même qu'à la poursuite de l'utilisation du pistolet électrique à M. Bass, tout cela lors d'une rencontre impromptue. M. Campbell a déclaré mercredi que son appui était un geste de compassion envers les agents impliqués et non une approbation de leurs actes.
Le doute
L'Association britanno-colombienne de défense des libertés civiques et l'avocat de la mère de M. Dziekanski, Walter Kosteckyj, s'inquiètent des commentaires de la direction de la GRC. Selon M. Kosteckyj, le commissaire Elliott n'aurait pas dû téléphoner aux quatre agents pour les rassurer alors que ceux-ci faisaient l'objet de plusieurs enquêtes.
« Mme Cisowski a cru sur parole la GRC quand elle lui a dit qu'il y aurait une enquête approfondie [sur la mort de son fils], souligne son avocat. Or, il appert, selon les échanges de courriels, qu'il y a au moins des indications qui permettent de croire que l'opération visait à contrôler la presse plutôt que de lancer une enquête indépendante. »
La GRC n'a pas rappelé le service des nouvelles de CBC sur la question mercredi.
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