Sursis pour Insite

Insite (archives)

La décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique concernant Insite, la piquerie supervisée du Downtown Eastside de Vancouver, forcera le gouvernement du Canada à agir dans ce dossier.

Dans une décision de 60 pages, le juge Ian Pitfield, de la Cour suprême de Colombie-Britannique, détermine que fermer la piquerie supervisée serait inconstitutionnel.

Dans une décision de 60 pages, le juge Ian Pitfield a déterminé que fermer le site d'injection supervisée serait inconstitutionnel. Il a prolongé d'un an l'exemption à la loi fédérale réglementant certaines drogues et autres substances, qui permet à la piquerie supervisée d'aider les toxicomanes.

De plus, la cour donne au gouvernement canadien jusqu'à juin 2009 pour modifier les articles de la loi qui contreviennent à la Charte des droits et libertés.

Ottawa avait jusqu'au 30 juin prochain pour renouveler l'exemption qu'il avait déjà accordée à Insite. Toutefois, des utilisateurs et la Portland Hotel Society, qui gère la piquerie, avaient demandé au tribunal d'intervenir pour empêcher le gouvernement de la fermer.

Selon eux, Insite devrait relever du gouvernement de la Colombie-Britannique, puisqu'il s'agit en fait d'un établissement de soins de santé.

À Victoria, le gouvernement libéral et l'opposition néo-démocrate sont satisfaits de la décision de la cour.

Pour sa part, le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, a affirmé qu'Ottawa était déçu du jugement, mais qu'il allait l'étudier avant de déterminer s'il porterait en appel.

Mark Townsend, directeur de la Portland Hotel Society, est heureux de la décision qui permet à Insite de continuer à aider les toxicomanes pour au moins une autre année, puisque le juge a reconnu que les services offerts par l'établissement étaient essentiels.

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