Site d'injection supervisée de Vancouver (archives)
La bataille concernant la survie de la piquerie supervisée de Vancouver se retrouve en Cour suprême de la Colombie-Britannique lundi.
Le groupe Vancouver Area Network of Drug Users et la Société de l'hôtel Portland, qui gère la piquerie, contestent le droit du ministère fédéral de la Santé d'ordonner la fermeture de l'établissement.
Cette piquerie supervisée, la seule au au pays, a ouvert ses portes il y a quelques années en vertu d'une exemption d'Ottawa à la Loi sur les narcotiques pour une période de quatre ans. Cette exemption temporaire a déjà été prolongée à deux reprises, mais jamais les dirigeants fédéraux n'ont voulu la transformer en exemption permanente.
La présente exemption expire à la fin du mois de juin et, si elle n'est pas renouvelée, la piquerie devra fermer ses portes.
Depuis l'ouverture de cette clinique, en septembre 2003, plusieurs études, publiées dans des revues spécialisées prestigieuses, ont rapporté que l'établissement a non seulement sauvé des vies, mais a également aidé à prévenir la transmission de maladies et a amélioré l'accès à des traitements contre la toxicomanie.
La présence de cette piquerie supervisée a aussi contribué à réduire le taux de criminalité dans le Downtown Eastside de Vancouver, l'un des quartiers les plus pauvres du pays.
Les procédures devant la Cour suprême devraient durer 10 jours.