Après des années d'attente, le gouvernement fédéral commence mercredi à envoyer les chèques destinés à indemniser les personnes qui ont été maltraitées dans les pensionnats autochtones.
Le gouvernement fédéral commence à envoyer les chèques destinés à indemniser les personnes qui ont été maltraitées dans les pensionnats autochtones.
Le versement de ces indemnisations qui totalisent près de 2 milliards dollars à des autochtones inquiète les autorités.
Quelque 80 000 personnes qui ont fréquenté les pensionnats pour autochtones ont droit à une indemnisation.
Celle-ci s'établit comme suit :
Les ex-résidents des pensionnats recevront un chèque de 28 000 $, en moyenne.
Les services de police, des représentants des services sociaux, les communautés autochtones et les villes voisines des communautés autochtones du Canada se préparent aux conséquences de cet afflux d'argent.
Ils craignent une hausse de:
Selon le responsable des services de police pour les autochtones à la GRC, Doug Reti, la plupart des gens dépenseront ou investiront leur argent à bon escient. Mais il craint que les plus vulnérables ne se livrent à des abus d'alcool ou de drogue ou ne soient victimes d'escrocs.
Environ 150 000 autochtones ont fréquenté des « écoles résidentielles » dans toutes les provinces, sauf à Terre-Neuve, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard. Il y a presque 10 ans, Ottawa a admis que des enfants âgés de 5 à 16 ans avaient été régulièrement victimes d'agressions physiques et sexuelles dans ces institutions.
Devenus adultes, ces ex-pensionnaires ont entrepris des poursuites judiciaires. Le gouvernement fédéral a offert une indemnisation de base et un processus de règlement à l'amiable des demandes d'indemnisation pour les cas plus graves.