Nathalie Gettliffe plaide coupable

Nathalie Gettliffe   © AFP/AFP

Une citoyenne française emprisonnée en Colombie-Britannique pour une histoire de garde d'enfants plaide coupable à Vancouver. Sa sentence devrait être prononcée dans les prochaines semaines.

Cette Française est emprisonnée à Vancouver pour avoir violé les conditions relatives à la garde de ses enfants nés au Canada.

Nathalie Gettliffe est accusée d'avoir enlevé les deux enfants nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Elle a été arrêtée à son retour à Vancouver, le 11 avril, pour avoir violé des ordonnances relatives à la garde de ses enfants en les amenant vivre en France.

Mme Gettliffe avait justifié son départ du Canada en 2001 en expliquant qu'elle voulait soustraire ses enfants à l'influence de leur père, membre de l'Église internationale du Christ, un mouvement évangélique considéré comme sectaire par un rapport parlementaire français, mais légal au Canada.

Scott Grant   © AFP/Don MacKinnon

Les deux enfants ont été rendus à leur père par la justice française en juillet et vivent actuellement avec lui au Canada. Il en avait obtenu la garde légale pleine et entière après la fuite en France de son ex-femme et de ses enfants.

Mme Gettliffe a donné naissance, le 26 septembre, à un petit garçon dont le père est son actuel compagnon français, Francis Gruzelle.

Ce dernier n'a cessé de s'élever contre l'incarcération de sa compagne, affirmant qu'elle est tombée dans un piège tendu par son ex-mari, et dénonçant en termes très vifs ses conditions d'incarcération, établissant des comparaisons avec Guantanamo.

Dans une lettre aux médias français, l'ambassadeur du Canada en France, Claude Laverdure, a répondu aux critiques de M. Gruzelle et soutenu que la justice et le système carcéral canadiens ont été injustement décriés dans cette affaire. Il rappelle que c'est une Cour de cassation française qui a ordonné cette année le retour des enfants au Canada.

Le sort de Mme Gettliffe a soulevé une vive émotion en France et le président Jacques Chirac l'avait évoqué avec le premier ministre canadien Stephen Harper, lors d'une visite de ce dernier à Paris en juillet.