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Tous les candidats appuient les travailleurs de Deniso Lebel à Saint-Joseph-de-Kamouraska
Mise à jour le mardi 8 avril 2003, 15 h 36 .


Le Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska avait demandé aux candidats de se prononcer avant le scrutin du 14 avril

Les candidats à l'élection dans la circonscription de Kamouraska-Témiscouata se disent solidaires des travailleurs de l'usine de sciage Deniso Lebel de Saint-Joseph-de-Kamouraska. La compagnie aurait l'intention de demander un transfert du Contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier, le CAAF, de la scierie de Saint-Joseph vers son usine de Squatec.

À ce jour, l'entreprise Deniso Lebel n'a expédié aucune demande de transfert de CAAF au ministère des Ressources naturelles, mais elle pourrait le faire à l'automne. Les travailleurs, les acteurs politiques et les leaders socio-économiques du Kamouraska sont inquiets pour les pertes d'emplois et se sont prononcés contre la demande. Le député libéral sortant, Claude Béchard, appuie les travailleurs de l'usine du Kamouraska. La compagnie doit dire s'il y aura perte d'emplois, a-t-il souligné. «Que ce soit 10, 15 ou 50, jusqu'à maintenant, je n'ai pas vu de projet global dans lequel on me dit comment on va préserver des emplois équivalents à Saint-Joseph. Je pense qu'il n'y a personne qui va être favorable à ce transfert-là, tant qu'on n'aura pas une idée globale de ce qui se passe.»

Pour sa part, le candidat péquiste Harold Lebel lance l'idée d'un sommet sur l'industrie forestière, qui permettrait de consolider les entreprises tout en protégeant les emplois: «Je dis, il faut mettre les communautés dans le coup, et les syndicats dans le coup, pour essayer de faire en sorte qu'on protège nos emplois, qu'on s'assure de développer le potentiel de création d'emplois dans l'industrie. Et, qu'on trouve des emplois moins précaires, des emplois plus à long terme.»

L'adéquiste Pierre Lévesque se prononce ouvertement contre le projet de transfert: «La volonté du milieu, c'est que ça reste là. On va appuyer la volonté du milieu. Puis, on va aller voir à Squatec ce qu'on peut faire pour trouver des solutions, autres que d'aller déshabiller quelqu'un, aller déshabiller le voisin.»

Au courant du dossier, le ministre François Gendron a assuré qu'il analyserait les impacts du projet avant de prendre une décision.

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