
| Les Maritimes sur les charbons ardents Mise à jour le mercredi 22 mars 2006, 9 h 43 . .
C'est le message qu'il a livré à la ministre de l'Énergie du Nouveau-Brunswick, Brenda Fowlie. Il lui a demandé de faire pression sur le gouvernement colombien pour qu'il change les pratiques de son industrie minière. Mme Fowlie a promis à M. Perez une rencontre avec des représentants de la société Énergie N.-B. pour le lendemain. M. Perez a raconté qu'en 2001, environ 200 soldats et policiers ont envahi le village de Tobacco, en Colombie. La famille Perez, ainsi que 70 autres, ont été forcées de quitter leurs maisons et leurs fermes pour permettre l'expansion de Cerrejon, la plus importante mine de charbon à ciel ouvert au monde. M. Perez a ajouté que Tobacco n'existe plus et que les expatriés n'ont jamais été dédommagés. Entre-temps, des centaines de représentants syndicaux ont été assassinés dans le pays.
L'an dernier, Énergie N.-B. a acheté la totalité de son charbon de la mine Carrejon au coût de 45 millions de dollars. C'est un charbon a bon prix, mais selon M. Perez, il est chèrement payé en violation des droits de la personne. Jose Julio Perez s'est dit satisfait de sa première journée au Canada. Il compte répéter cet exercice de sensibilisation avec la Nova Scotia Power et des membres du gouvernement de la Nouvelle-Écosse au cours des prochains jours. |