
 | Ritalin
| Quand l'enfance devient un tourbillon, la solution retenue est bien souvent un médicament : le Ritalin. Ce médicament est prescrit aux enfants qui souffrent de problèmes d'attention. On estime que 48 000 enfants au Nouveau-Brunswick prennent du Ritalin. La psychologue Claudette LeBlanc a constaté que dans un certain nombre de cas, l'enfant n'aurait même pas besoin d'un médicament.
« Souvent, le parent n'a pas le temps d'attendre deux ou trois mois pour qu'on ait une évaluation complète », a souligné Mme LeBlanc. Le résultat dans de tels cas est souvent une ordonnance de Ritalin. Selon Mme LeBlanc, ce médicament est prescrit trop facilement. « Je devrais dire que dans mon expérience, oui. Dans certains cas, c'est la solution facile », a-t-elle indiqué.
 | Claudette LeBlanc
| L'ombudsman du Nouveau-Brunswick, Bernard Richard, suggère au gouvernement d'enquêter sur l'utilisation du Ritalin. Devant un comité du Sénat, il fait part de ses craintes quant aux effets à long terme de ce médicament très puissant.
« Je ne pense pas que c'est inconcevable pour un comité de l'Assemblée législative de se pencher sur un problème qui affecte nos jeunes et qui pourrait être quand même assez grave. Je crois que c'est le temps d'examiner le problème de façon plus posée, de faire venir des expertises et de faire des recommandations », a déclaré M. Richard.
 | Bernard Richard
| La situation inquiète aussi Claudette LeBlanc. Elle propose une solution de rechange au Ritalin. « La solution n'est pas si simple que ça. Je veux dire, oui, on va mettre le jeune sur le Ritalin, mais il y aurait aussi un travail d'équipe qui devrait se faire avec le père, les parents, l'enfant, l'enseignante et les professionnels, pour essayer de trouver une méthode de discipline adaptée à ce jeune-là », a-t-elle expliqué.
Avec cette sortie de l'ombudsman, le mouvement contre le Ritalin prend de l'ampleur.
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