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Prostitution : un sous-comité des Communes entend des opinions divergentes en N.-É.
Mise à jour le jeudi 17 mars 2005, 16 h 15 .


Prostitution
Prostitution (archives)
Au Canada, la prostitution est légale. La sollicitation de clients est toutefois interdite. La députée bloquiste Paule Brunelle, membre du sous-comité des Communes qui parcourt le pays pour évaluer ces lois, a remarqué qu'une tendance se dégage des audiences.

« Le consensus se fait sur une chose, c'est que ça prend des changements. Notre loi sur le racolage. C'est une loi qui peut sembler hypocrite pour certains et qui ne va régler aucun problème, qui ne va faire que les aggraver », a indiqué Mme Brunelle.

Le groupe Stepping Stone, mis sur pied à la suite du meurtre de trois prostituées à Halifax il y a dix ans, déplore en effet que les lois sur le racolage forcent les prostituées à courir davantage de risques.

La présidente de l'organisme, Renee Ross, rapporte que pour éviter d'attirer l'attention des policiers, les prostituées se dispersent dans les banlieues de la ville. Elle a affirmé que les prostituées ne sont pas seulement victimes d'agressions commises par des clients, elles sont aussi, selon elle, harcelées par des agents de la police municipale. Mme Ross réclame donc la décriminalisation de la prostitution.

L'agent Brian Johnston, de la police d'Halifax, n'est pas d'accord. Selon lui, les travailleuses du sexe se placent dans une situation dangereuse chaque fois qu'elles accompagnent un client. C'est pourquoi il privilégie des peines plus sévères pour les clients et les proxénètes.




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