Assurance-emploi : Ottawa espère récupérer plus de 430 millions $

La ministre des Ressources humaines, Diane Finley La ministre des Ressources humaines, Diane Finley (archives)

Les fonctionnaires de Services Canada doivent réaliser des économies de plus de 430 millions de dollars au pays en débusquant les fraudeurs.

C'est l'objectif fixé par le ministère des Ressources humaines. La ministre Diane Finley précise que l'an dernier, le fédéral a réussi à mettre un terme au versement de plus d'un demi-milliard de dollars en prestations inadmissibles.

Les fonds à récupérer cette année :

  • Atlantique : 58 millions $
  • Québec : 120 millions $
  • Ontario : 110 millions $
  • Ouest canadien : 115 millions $
  • Programmes nationaux : 35 millions $

La ministre Diane Finley a toujours nié que les fonctionnaires avaient des quotas de prestations d'assurance-emploi à réduire, mais elle a reconnu qu'il existe des cibles par région.

Serge Landry, du Congrès du travail du Canada, est outré. « C'est honteux, affreux. Je ne peux pas le croire. Vraiment, c'est s'attaquer à du monde qui n'ont déjà pas beaucoup sur l'assurance-emploi. C'est forcer de pauvres employés de Service Canada à faire des affaires que réellement ils ne devraient pas être forcés à faire », affirme M. Landry.

Serge Landyr estime particulièrement inquiétants les changements prévus au conseil arbitral. À l'heure actuelle, presque 1000 personnes travaillent à temps partiel dans les tribunaux administratifs qui entendent les contestations des chômeurs. Le nouveau conseil qui sera mis en place en avril comptera moins de 100 personnes, mais à temps plein.

M. Landry craint des retards dans le traitement des dossiers, et il redoute que des gens n'aient aucun revenu pour des périodes prolongées même si elles réussissent à démontrer qu'elles n'ont pas fraudé le système.

Gaétan Cousineau, du Mouvement action chômage Pabok, en Gaspésie, croit pour sa part qu'on fait une chasse aux sorcières injuste pour les travailleurs qui ont réellement besoin de prestations.

« Les statistiques démontrent qu'il y a à peine moins de 1 % de toute la masse qui est payée en prestation qui est frauduleuse. Donc, est-ce qu'on doit appliquer à tous les prestataires d'assurance-emploi la même politique d'enquête, de harcèlement? Je ne pense pas. Je pense que c'est exagéré », affirme M. Cousineau.

Les partis d'opposition à Ottawa dénoncent aussi la façon dont le gouvernement mène le dossier. Ils disent que les conservateurs considèrent tous les prestataires comme des fraudeurs potentiels.

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