Réforme de l'assurance-emploi

Assurance-emploi : des quotas de prestation à couper

La chasse aux fraudeurs : compte-rendu de Julie-Anne Lapointe

Selon des informations publiées dans le quotidien Le Devoir, le gouvernement conservateur imposerait aux fonctionnaires de Service Canada des quotas mensuels de prestations à couper.

C'est un employé de Service Canada qui s'est confié au quotidien. Il affirme que chaque enquêteur doit atteindre un objectif de 40 000 $ d'économies par mois.

Cette somme doit être trouvée en coupant des prestations qui n'auraient pas dû être versées où en en refusant d'autres.

La ministre des Ressources humaines et du Développement social, Diane Finley, nie que les fonctionnaires ont un objectif individuel. Elle avoue qu'il existe par contre des quotas par régions avec des objectifs en place pour identifier les cas de fraude.

Les employés du secteur public craignent les effets de la réforme de l'assurance emploi

Un autobus scolaire

Des employés du secteur public au Nouveau-Brunswick craignent les effets de la réforme de l'assurance-emploi. Des chauffeurs d'autobus, des aides enseignants et des travailleurs occasionnels sont inquiets.

Lorsque les écoles ferment pour la saison estivale, les employés de soutien des districts scolaires sont mis au chômage et deviennent prestataires de l'assurance-emploi.

Selon les nouvelles règles, ils seront considérés comme des prestataires fréquents. Ils devront donc faire une recherche active d'emploi et pourront contraints d'accepter un travail qui paye 20 % de moins que leur salaire initial.

Certains craignent que ces conditions obligent cette main-d'oeuvre qualifiée à quitter la région. Les gens qui travaillent dans le domaine de la voirie se trouvent aussi au chômage forcé chaque été.

« Les ponts sont arrangés et la maintenance est faite l'été. Ça fait que ces gens-là n'ont pas l'assurance-emploi l'hiver. Il va falloir qu'ils s'en aillent à l'extérieur. » — Daniel Légère, porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique, division du N.-B.

Le Syndicat canadien de la fonction publique croit que le tiers de ses membres, soit 10 000 personnes, pourrait être touché par les nouvelles règles.

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