Les parents au Nouveau-Brunswick qui veulent que leur enfant ait accès aux nouvelles technologies utilisées à l'école doivent souvent délier les cordons de leur bourse.
Par exemple, à l'école Père-Egdar-T.-LeBlanc, à Grand-Barachois, des élèves d'à peine 7 ans manipulent facilement des lecteurs iPod dans leur classe de français. « C'est formidable. Nous autres, on les aime beaucoup. Les iPod, ça nous sert beaucoup et on voit une amélioration dans les résultats en lecture », affirme l'enseignante Brigitte Godbout-Jones.
La directrice, Pierrette Gallant, n'a pas attendu que l'argent vienne de Fredericton lorsqu'il était temps d'acheter des tableaux interactifs. « On a dit : "bien, on va se prendre en main comme école et on va trouver les moyens". Donc, on est allé voir dans la communauté. On a reçu plusieurs dons », explique-t-elle.
À l'école Champlain, à Moncton, l'enseignant Charles Sirois fait preuve d'imagination pour capter l'attention de ses élèves. Il a quatre ordinateurs pour 24 élèves, mais pas de tableau interactif. Il lui arrive même d'utiliser en classe sa tablette numérique personnelle.
Des parents comme Solange Gagnon ont commencé à recueillir environ 40 000 $ pour acheter 18 tableaux interactifs à l'école Champlain.
Luc Lajoie, du District scolaire francophone sud, explique qu'à l'avenir l'école ne fournira plus tous les appareils utilisés en classe. « Est-ce qu'on peut permettre aux gens d'amener leurs instruments à l'école et nous d'avoir des points d'accès pour que ces gens-là puissent aller sur le Web, par exemple? Moi, je crois que c'est l'avenir », explique M. Lajoie.
Cette tendance à demander aux parents de recueillir des fonds fait bondir Sylvie Blain, professeure à l'Université de Moncton.
Y a-t-il un risque que les élèves se trouvent un jour en deux catégories : ceux qui ont les outils technologiques et ceux qui ne les ont pas? Luc Lajoie se fait rassurant. « Il n'y a pas de danger à ce qu'on avance dans certaines écoles avec des expériences, parce que ça nous aide », dit-il.
De nombreux parents devront continuer de trouver des sources de financement pour acheter des outils pour la salle de classe.