Espionnage : la cour entend des témoins pour déterminer la peine de Jeffrey Paul Delisle

Le compte rendu de Marilyn Marceau

Plusieurs témoins experts ont témoigné au cours de la première journée d'audiences pour déterminer la peine de l'espion Jeffrey Paul Delisle.

Le militaire canadien coupable d'espionnage était en cour jeudi à Halifax pour les audiences de détermination de la peine qui lui sera imposée.

Michelle Tessier, directrice générale de sécurité interne au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), a été appelée à la barre des témoins.

Selon Mme Tessier, le risque de dommage causé par les activités d'espionnage de Delisle est élevé. Elle a parlé notamment d'une perte de confiance chez les alliés du Canada.

Mme Tessier a expliqué que les informations vendues par Delisle auraient pu contenir, entre autres, les noms et numéros de téléphone de certains agents du SCRS, ce qui pourrait mettre leur vie en danger. Elle reconnait cependant qu'elle ne sait pas exactement quelles informations Delisle a transmises à l'étranger.

Un second expert présenté la Couronne, le brigadier général des Forces canadiennes Rob Williams, a aussi affirmé que les gestes de Delisle ont grandement compromis les relations du Canada avec ses alliés.

Au cours des ces audiences, la Couronne tente de prouver que Delisle a causé de graves dommages au Canada, tandis que la défense essaie de prouver que les torts n'étaient pas si importants que cela.

Les audiences pour déterminer la peine de Delisle prendront fin vendredi.

Jeffrey Paul Delisle a reconnu sa culpabilité à des accusations d'abus de confiance et d'avoir transmis de l'information confidentielle à une entité étrangère, en l'occurrence la Russie.

Jeffrey Paul Delisle, 41 ans, faisait partie de l'unité NCSM Trinity de la Marine canadienne, à Halifax. Ce service de sécurité suit le déplacement des bateaux qui entrent et sortent des eaux canadiennes. L'unité traite aussi des informations provenant d'autres pays de l'OTAN.

Delisle est le premier Canadien reconnu coupable en vertu de la Loi sur la protection de l'information, adoptée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

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