Avortement : la poursuite du Dr Henry Morgentaler stagne depuis 10 ans

Avortement : 25 ans plus tard

Au Nouveau-Brunswick pour être remboursé, l'avortement doit être approuvé par deux médecins et effectué dans un hôpital. Une loi qui fait l'objet d'une poursuite contre la province intentée en 2003 par le Dr Henry Morgentaler.

Depuis son ouverture en 1994, la clinique Morgentaler de Fredericton, effectue en moyenne 500 interruptions de grossesse par année. Les patientes sont surtout des Néo-Brunswickoises qui doivent payer près de 700 dollars.

Dr Morgentaler reproche à la province de ne pas vouloir rembourser les avortements pratiqués dans sa clinique par le biais de l'assurance-maladie.

Selon lui, le gouvernement se doit de rembourser les avortements effectués en clinique privée vu que ce service n'est disponible que dans quelques hôpitaux de la province,

La province a tenté à deux reprises de contester le procès, mais les tribunaux ont statué en faveur du Dr Morgentaler.

Dans les rangs du mouvement pro-vie, on continue d'affirmer que l'argent des contribuables ne doit pas servir à financer des interruptions de grossesse.

« Comment pouvons-nous mettre nos argents envers une souffrance. » — sr Cécile Françoise Leblanc, de Droit à la vie Moncton.
Sara Leblanc, porte-parole du regroupement féministe du N.-B. Sara Leblanc, porte-parole du regroupement féministe du N.-B.

Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick n'est pas d'accord avec la façon de faire du gouvernement.

« En vertu de la loi canadienne et du jugement qu'on célèbre aujourd'hui, l'accès à l'avortement devrait être libre et gratuit ce qui n'est pas le cas au Nouveau-Brunswick. » - Sara Leblanc, porte-parole du regroupement féministe du N.-B.

Dix ans plus tard, les procédures sont toujours en suspens. Le ministère de la Justice affirme de son côté de ne pas avoir de nouvelles quant aux procédures.