Les professeurs de l'Université Saint-François-Xavier font la grève

Le reportage de Sabrina Fabian

Les étudiants qui fréquentent l'Université Saint-François-Xavier, en Nouvelle-Écosse, sont en congé forcé.

Les 400 professeurs, bibliothécaires, instructeurs de laboratoire et d'autres employés ont déclenché une grève, lundi matin. Des piquets de grève ont été installés à cinq endroits dans le campus. Les grévistes comptent faire du piquetage de 7 h 30 à 17 h 30.

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis juin. Les deux parties ont négocié pendant huit mois sans pouvoir s'entendre. Un dirigeant syndical affirme que la grève est un geste de dernier recours.

Yvon Grenier, professeur de sciences politiques, explique ce qui a poussé le personnel à déclencher la grève.

« Il y a des questions salariales, il y a des questions non salariales : toute la question des pensions, de l'assurance-santé. Mais derrière tout ça, je pense qu'il y a beaucoup une question d'attitude aussi. C'est que le syndicat en fait est assez nouveau à SFX. Ça fait seulement six ans. Il y a toute une tradition où les choses se faisaient à l'amiable. Les gens ont le sentiment en tout cas que ça se faisait avec un certain paternalisme un peu autoritaire ces dernières années », précise Yvon Grenier.

Quant aux salaires, l'employeur offre une augmentation de 6,9 % dans un contrat de quatre ans. Les professeurs réclament une hausse de 9,5 %.

Dans un communiqué publié en fin de semaine, le recteur Sean Riley a qualifié de déraisonnables les demandes des syndiqués.

Plus de 4000 étudiants des quatre coins des provinces de l'Atlantique et d'ailleurs fréquentent cette université située à Antigonish.

Les étudiants observent la situation de près. Si le conflit de travail est rapidement réglé, il n'y aura pas de problème pour eux, mais ils craignent des répercussions si la grève dure un mois ou plus.