Le conflit persiste entre les pêcheurs de homard du N.-B. et ceux de l'Î.-P.-É.

Les explications de Nicolas Steinbach

Après des mois de consultations, les pêcheurs du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse de la zone 25 se sont rencontrés à Moncton pour discuter de l'industrie.

Environ 700 pêcheurs se partagent la zone de pêche 25 dans le Détroit de Northumberland.

Les homardiers de l'île du Prince-Édouard ont quitté la réunion frustrés par la proposition de ceux du Nouveau-Brunswick d'augmenter la taille minimale du homard dans la zone 25.

Les pêcheurs insulaires disent qu'une telle mesure serait désastreuse pour leur pêcherie étant donné que leur province exporte surtout du homard de petite taille.

Concertation de l'industrie du homard Les délégués  Photo :  Hélène Branch/Radio-Canada

Les deux groupes de pêcheurs se partagent la même zone de pêche, mais ont des modèles d'entreprises différents.

D'un côté les pêcheurs du Nouveau-Brunswick estiment qu'il n'y a plus de marché pour le petit homard, qu'ils n'arrivent donc plus à le vendre à un prix raisonnable. Ils veulent augmenter graduellement la taille du homard pêché de 71 à 77 mm d'ici 3 ans.

Les pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard font affaire avec des marchés asiatiques et européens qui raffolent des petits crustacés.

Le Comité consultatif sur le homard de la zone 25 propose une autre réunion le 13 février. Une rencontre à laquelle les homardiers du Nouveau-Brunswick n'ont pas l'intention d'assister.