La fracturation hydraulique à l'ordre du jour dans le comté d'Inverness

Valve d'un puits de gaz de schiste Valve d'un puits de gaz de schiste (archives)

La population du comté d'Inverness, en Nouvelle-Écosse, peut se prononcer cette semaine sur un projet municipal d'interdiction de la fracturation hydraulique.

Des audiences publiques organisées lundi et mardi portent sur le règlement proposé par la municipalité d'Inverness.

La fracturation hydraulique consiste à envoyer dans le sol un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques sous très haute pression. Ce liquide brise les couches rocheuses et libère le gaz naturel qui s'y trouve.

Les opposants à cette méthode craignent que les produits chimiques utilisés contaminent les nappes phréatiques.

L'entreprise Petroworth Ressources détient un permis qui lui permet de faire de la prospection gazière et pétrolière dans le secteur du lac Ainslie.

Horaire des audiences publiques :

  • Lundi à 15 h dans la salle des pompiers de Saint-Joseph-du-Moine
  • Lundi à 18 h 30 à Inverness
  • Mardi à 18 h 30 à Port Hastings

Une municipalité néo-écossaise peut-elle dans le cadre de ses pouvoirs prendre ce genre de décision? Le gouvernement provincial n'y serait pas vraiment favorable.

Inverness a pris les devants en demandant à un avocat de rédiger le projet au vu du succès remporté par une municipalité du Québec. Cette dernière s'est notamment appuyée sur la section 7 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit « le droit à la vie, la liberté et la sécurité des Canadiens ».