Vive inquiétude chez les Maliens au Nouveau-Brunswick

Vive inquiétude chez les Maliens au Nouveau-Brunswick

Le conflit au Mali préoccupe au plus haut point les étudiants et immigrants maliens au Nouveau-Brunswick.

La chanteuse Oumou Soumaré, à Moncton, s'informe de toutes les façons possibles sur la situation qui règne dans son pays d'origine, et elle est loin d'être rassurée.

« On est toujours inquiets, toujours. On pense toujours au pire. » — Oumou Soumaré

La famille de Mme Soumaré est loin des zones touchées par le conflit, mais elle craint la possibilité de recevoir un jour une mauvaise nouvelle.

À l'Université de Moncton, la communauté internationale compte un étudiant sur dix d'origine malienne. Ils observent continuellement l'évolution de la situation dans leur pays d'origine.

« Ma famille rapprochée se trouve un peu au sud, à Bamako, et eux particulièrement sont en sécurité. Le reste des Maliens sont quand même ma famille aussi d'une part ou d'une autre, alors je suis inquiet pour tout le Mali. » — Idrissa Dembele, étudiant

« Il n'y a pas d'étudiants qui ont de la difficulté à entrer en contact avec leurs parents, mais ils sont quand même inquiets parce qu'une guerre, c'est une guerre », souligne Cheick Konaté, représentant de l'Université de Moncton au Mali.

L'étudiante Mariam Diallo téléphone tous les jours à sa famille pour avoir des nouvelles. Mardi, les nouvelles étaient bonnes. « Il n'y a même pas une heure que je parlais à ma famille. C'est tout le temps comme ça. Ils essaient de nous rassurer », a-t-elle raconté.

Des membres de la communauté malienne organisent une marche pour exprimer leur solidarité à leur pays, samedi, dans la rue Main à Moncton.