Langues officielles : une année riche en débats au Nouveau-Brunswick

Langues officielles

Le débat autour d'une nouvelle loi sur les langues officielles a ravivé les passions au Nouveau-Brunswick en 2012, tandis que les Acadiens ont fait des avancées dans l'éducation, la santé et l'affichage.

Il n'y avait pas eu de véritable débat public sur le bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick depuis plus de 25 ans. La démarche a permis aux partisans de l'anti-bilinguisme de se faire entendre.

Un député du gouvernement progressiste-conservateur, Jim Parrot, a été expulsé du caucus pour avoir, entre autres, remis en question l'ajout de services de santé en français. « Ce n'est pas la position du parti, ce n'est pas la position du gouvernement et ce sont des déclarations très déplorables », disait le vice-premier ministre, Paul Robichaud, en juillet dernier.

Le débat a donné lieu à une lettre publique en soutien au bilinguisme, appuyée par des centaines d'Acadiens.

Les modifications à la loi, quant à elles, doivent être adoptées en 2013.

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Jean-Marie Nadeau, est satisfait des gains effectués en 2012, notamment dans le domaine de la petite enfance, dans l'affichage commercial, et avec le plan de rattrapage des soins de santé en français.

« C'est un plan hautement imparfait, mais un plan hautement historique en même temps. Du moment qu'on reconnaît qu'il y a inégalité, on reconnaît qu'il y a rattrapage nécessaire », souligne M. Nadeau.

Le dernier recensement a révélé que la province comptait plus de francophones, mais que leur proportion sur la population totale avait diminué.

Bref, il n'y a pas de répit pour les luttes linguistiques. « On a fait des avancées. Il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. Il faut continuer à se battre », affirme Jean-Marie Nadeau.