Terre-Neuve donne le feu vert au projet de Muskrat Falls

Les explications de Marilyn Marceau

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé lundi qu'il entreprendrait le développement du projet hydroélectrique de Muskrat Falls. Ce projet est évalué à plusieurs milliards de dollars.

Selon la première ministre Kathy Dunderdale, la décision marque un jour important dans l'histoire de la province, dorénavant prête, estime-t-elle, à devenir un leader national dans la production d'énergie.

Le développement sera une coentreprise de Nalcor Energy, une société d'État de Terre-Neuve, et de la firme néo-écossaise Emera.

Le projet de Muskrat Falls comprend la construction d'un barrage et d'une centrale énergétique au Labrador, de lignes de transmission sur l'île de Terre-Neuve et d'un lien sous-marin qui transmettrait de l'électricité du sud-ouest de Terre-Neuve au Cap-Breton.

Il devrait commencer à générer de l'énergie en 2017 et devrait coûter entre 7,5 et 7,7 milliards de dollars.

Des opposants au projet soutiennent que Mme Dunderdale n'a pas démontré les avantages du projet et qu'elle a « poussé » pour qu'il soit rapidement adopté, sans le soumettre à l'examen d'un comité législatif ou à un débat sur les répercussions sur les générations futures si le projet dépassait son budget.

Elle a répondu à ces critiques en présentant une série de rapports commandés par le gouvernement au cours des dernières semaines. Ces rapports soutiennent que le projet sera une source viable d'énergie renouvelable qui aidera la province à se sevrer des combustibles fossiles.

La Régie des services publics de la province a refusé d'appuyer Muskrat Falls, le printemps dernier, citant un manque d'information à jour, mais Mme Dunderdale a dit non à une demande de l'organisme de procéder à une révision additionnelle du projet.