Le centre communautaire Sainte-Anne
Trois centres scolaires et communautaires au Nouveau-Brunswick dénoncent le sous-financement des services offerts aux francophones. Les centres de Fredericton, de Saint-Jean et de Miramichi ont présenté, vendredi, leur mémoire devant le comité chargé de la révision de la loi sur les langues officielles.
Certaines des demandes contenues dans leur mémoire comporteraient des coûts supplémentaires pour le gouvernement. Ces coûts sont toutefois jugés nécessaires par ces organismes.
Le directeur du Centre communautaire Sainte-Anne à Fredericton, Thierry Arseneau, a dressé un tableau des besoins en milieu minoritaire.
« Un des gros problèmes dans nos trois régions, c'est la constante situation de rattrapage dans laquelle on est. Il faut toujours se battre pour avoir des écoles, il faut toujours se battre pour avoir des garderies en français, alors on est toujours en retard, puis ça a un effet dévastateur. Ça cause de l'assimilation », explique M. Arseneau.
En raison de la croissance de la population, les écoles débordent et il est de plus en plus difficile d'accueillir les jeunes Acadiens anglophones qui ont droit à une éducation en français.
Les centres communautaires souhaiteraient aussi que le gouvernement assure des services en français aux aînés qui vivent en milieu minoritaire. De plus, ils dénoncent l'abolition de deux des trois postes de représentants francophones au sein du Réseau de santé Horizon.
« On est d'accord que le bilinguisme, ça a un coût, mais c'est aussi un choix, c'est surtout et d'abord un choix que la société du Nouveau-Brunswick a fait il y a 40 ans », affirme M. Arseneau.