La CLASSE s'adresse aux étudiants néo-brunswickois

Université de Moncton Le campus de Moncton (archives)

Des représentants de la coalition d'étudiants qui lutte contre la hausse des droits de scolarité au Québec souhaitent stimuler une réflexion au Nouveau-Brunswick.

La CLASSE, la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante, sera représentée aux campus de Moncton et de Fredericton, mercredi et jeudi.

L'organisme explique qu'il veut stimuler une réflexion sur la place de l'éducation dans la province et la participation citoyenne des étudiants. Le groupe présentera des intervenants qui aborderont ces questions.

Les hausses successives des droits de scolarité aux Maritimes n'ont pas suscité une levée de boucliers comme au Québec, mais selon une des représentantes de la CLASSE, Chloé Zawadski-Turcotte, le mouvement québécois n'est pas né du jour au lendemain.

« Il y a un an, un an et demi, on était dans une station au niveau de la mobilisation qui peut se comparer à quoi ça ressemble ici. Nous, ce qu'on a fait, on a pris la décision de combattre la hausse des frais de scolarité qui était annoncée par le budget en 2010. À partir de ce moment-là, on s'est mobilisé petit à petit en faisant de nombreuses campagnes d'information sur nos campus d'abord. Puis, on a fait pendant deux ans ce qu'on a appelé l'escalade des moyens de pression, de nombreuses tentatives de discussion avec le gouvernement, de petites manifestations. Puis, voyant qu'ils n'étaient pas écoutés, c'est comme ça qu'on est parvenu à la grève générale illimitée », explique Chloé Zawadski-Turcotte.

Les étudiants québécois ont mené une longue grève pour s'opposer au projet de l'ancien gouvernement de Jean Charest d'augmenter les droits de scolarité de 75 % sur cinq ans. Les grévistes ont mené de grandes manifestations qui réunissaient parfois jusqu'à 300 000 personnes.