Des voix réclament un règlement du conflit de travail chez Codiac Transpo

Lock-out à Moncton

Le syndicat qui représente les employés en lock-out de Codiac Transpo à Moncton, au Nouveau-Brunswick, lance une campagne publique dans le but de convaincre les dirigeants municipaux de revenir à la table de négociations.

Un conflit de travail paralyse depuis deux mois le transport en commun dans la région.

Des dirigeants nationaux du Syndicat uni des transports sont à Moncton.

Le porte-parole du syndicat, Alan McGrath, cherche l'appui du public. Il suggère aux gens de contacter leur conseiller municipal ou leur maire afin de demander le rétablissement du service.

Les syndiqués accusent notamment la Ville de Moncton de négocier de mauvaise foi.

Le directeur de la ville, Jacques Dubé, affirme que les négociations vont reprendre lorsque le syndicat aura des demandes raisonnables.

« Le syndicat demande des hausses salariales qui équivalent à peu près à 27 %. Il y a deux mois, elles étaient à 25 %, il y a 3 ou 4 mois, elles étaient à 23 %. Le syndicat s'en va dans une direction qui n'est pas raisonnable », affirme M.Dubé.

Ras-le-bol des usagers

Une réunion municipale houleuse rapporte Catherine Lanthier

L'impatience des usagers de Codiac Transpo commence à se faire sentir. Un internaute a lancé une pétition en ligne qui réclame la fin du lock-out chez Codiac Transpo. Plus de 450 personnes y ont déjà apposé leur signature.

Un groupe de citoyens s'est également présenté lundi à la réunion du conseil municipal de la ville de Moncton. Ils veulent sensibiliser les élus aux conséquences de ce lock-out sur le public.

Les 90 employés de Codiac Transpo sont en lock-out depuis le 27 juin dernier.

Selon le syndicat, environ 7000 personnes sont actuellement privées des services de transport en commun.