Crise du homard: le ministre des Pêches lance un appel au calme

Manifestation de pêcheurs à Fredericton Le ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick, Michael Olscamp, s'adresse aux manifestants.  Photo :  Michèle Brideau/Radio-Canada

Des pêcheurs de homard ont déplacé leur mouvement de protestation dans la capitale néo-brunswickoise, mercredi, en espérant obtenir une intervention politique dans la crise qui secoue leur industrie.

Ils ont obtenus une rencontre avec le ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick, Michael Olscamp. Pendant près d'une heure, les pêcheurs et le ministre ont discuté de la crise en cours.

« Mon approche aujourd'hui, c'était de les apaiser le plus possible », a indiqué le ministre à la sortie de la rencontre.

Le ministre Olscamp a demandé aux pêcheurs de lui donner du temps pour relancer les discussions avec l'Union des pêcheurs des Maritimes.

« Je leur ai demandé d'être calme. La promesse que je leur ai faite c'est que j'ai quatre jours pour essayer d'apporter des solutions », a expliqué Michael Olscamp.

Des pêcheurs de homard manifestent devant le bureau du ministre Keith Ashfield à Fredericton. Des pêcheurs de homard manifestent devant le bureau du ministre Keith Ashfield à Fredericton.  Photo :  CBC/Jacques Poitras

Plus tôt mercredi, une centaine de pêcheurs ont manifesté devant le bureau du ministre des Pêches et des Océans, Keith Ashfield. Le ministre était absent, mais un représentant des manifestants, le pêcheur Maurice Martin, a pu s'entretenir avec un adjoint du ministre pendant environ une heure.

Une rencontre avec le ministre Ashfield est prévue vendredi.

Un pas en avant

Les pêcheurs de homard estiment avoir fait des gains en ce huitième jour de crise.

« Je crois qu'on va venir à gagner de quoi si on ne perd pas courage. On va se mettre les épaules ensemble et on va continuer », affirme le porte-parole des pêcheurs, Maurice Martin.

Les pêcheurs disent que l'industrie même est menacée si le prix du homard reste à 2,50 $ la livre comme le proposent les transformateurs. Les pêcheurs attribuent ce bas prix à l'importation de homards du Maine. Ils disent avoir besoin d'au moins 4 $ la livre pour rentabiliser leur propre pêche.

Les pêcheurs affirment qu'ils ne prendront pas la mer tant et aussi longtemps qu'ils n'obtiendront pas 4 $ la livre. Ils réclament d'ailleurs un autre report de l'ouverture de la pêche aux homards dans la zone 25. La pêche qui devait débuter jeudi a été reportée au 13 août.

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