Les manifestants ont libéré la route, vendredi après-midi.
Photo : Michèle Brideau/Radio-Canada
Les pêcheurs qui manifestaient à Bedec, près de Richibouctou-Village au Nouveau-Brunswick, ont plié bagage vendredi en fin d'après-midi.
Ils ont levé la barricade qu'ils avaient érigée avec des cages de homards, pour bloquer l'accès à l'usine de transformation Village Bay.
La centaine de pêcheurs manifestait depuis tôt vendredi.
Les manifestants ont barré l'accès à l'usine Village Bay avec leurs cages de homards à Bedec, au Nouveau-Brunswick.
Photo : Michèle Brideau/Radio-Canada
Les pêcheurs se disent satisfaits des progrès réalisés en après-midi, lors de la rencontre entre l'Union des pêcheurs des Maritimes, des représentants des usines de transformation et le ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick, Michael Olscamp.
Ces derniers se sont rencontrés pour faire le point sur la crise du homard, et trouver des solutions pour que la saison de pêche au homard, qui débute le 9 août, ne soit pas compromise.
Trois propositions acceptées
Les représentants ont donné leur accord à trois propositions.
Les représentants des usines de transformation acceptent d'augmenter de 0,50 $ le prix qu'ils offriront aux pêcheurs pour leurs prises. Ils achèteront ainsi le homard au coût de 3 $ la livre, plutôt que 2,50 $ la livre.
Le point de presse du ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick au sujet de la crise du homard
Photo : Nicolas Steinbach/Radio-Canada
L'Union des pêcheurs des Maritimes et la province devront également négocier pour permettre aux pêcheurs d'obtenir une compensation financière. Celle-ci doit leur permettre d'éponger un manque à gagner pendant la saison de pêche.
Les usines acceptent également d'acheter le homard de la zone 25, dans le détroit de Northumberland. Selon certains pêcheurs, des usines du Nouveau-Brunswick avaient l'intention de ne pas acheter leurs prises, parce qu'ils détenaient déjà de grandes quantités de homards du Maine à transformer.
L'Union des pêcheurs des Maritimes sur ses gardes
Le directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes, Christian Brun, accueille timidement ces mesures. Il craint que le prix proposé par les usines soit trop bas.
Il affirme que l'Union des pêcheurs des Maritimes va poursuivre ses négociations avec le gouvernement provincial.