La culture d'huîtres dans une baie près de Richibouctou, au Nouveau-Brunswick
La hausse de la température de l'eau de l'Océan Atlantique pourrait profiter à l'ostréiculture.
Au cours des 10 dernières années, ces eaux ont gagné près de 1 degré Celsius, effet du réchauffement climatique. Des ostréiculteurs croient que ce changement pourrait être bénéfique pour l'industrie.
Les huîtres mettent quatre ou cinq ans pour atteindre la maturité. Mais dans une eau à peine plus chaude que la normale, elles peuvent l'atteindre en seulement trois ans.
Cette année, la saison de la culture des huîtres a commencé trois semaines plus tôt qu'à l'habitude. Le producteur d'huîtres Serge Gaudet, de la région de Richibouctou, au Nouveau-Brunswick, croit d'ailleurs qu'elle pourrait prendre fin plus tard. « Si l'eau se réchauffe bien, ça nous permet d'avoir une période plus longue au niveau de la culture », explique-t-il.
Le biologiste Thomas Landry
Un danger pour l'huître
Le biologiste au ministère des Pêches et Océans, Thomas Landry, croit que les cultivateurs doivent toutefois demeurer sur leurs gardes. « Si on voit une augmentation de cette période critique, souligne-t-il, il y a assurément une inquiétude pour la survie de l'huître. »
Il précise que des récoltes ont déjà été complètement perdues, après être restées dans l'eau tiède pendant une période prolongée.
Il ne croit pas pour autant que ce sort attende les huîtres. « Il y a probablement une marge où ces espèces-là vont pouvoir survivre à une augmentation de température », croit-il.