Développement du tourisme : l'Atlantique tire de l'arrière

Des touristes à la plage, au Nouveau-Brunswick (archives) Des touristes à la plage, au Nouveau-Brunswick (archives)

L'industrie touristique du Nouveau-Brunswick connaîtra la plus faible croissance parmi les provinces canadiennes en 2012, selon un rapport publié mercredi par le Conference Board du Canada.

Une croissance de 2,9 % est prévue cette année dans le secteur touristique au Nouveau-Brunswick. Au Canada, la moyenne est plutôt de 3,8 %.

Selon le rapport du Conference Board du Canada, les pertes d'emploi sont en partie responsables de cette baisse. Le Nouveau-Brunswick a perdu 2000 emplois au premier trimestre 2012, ce qui pourrait se traduire par une diminution des dépenses chez les vacanciers potentiels.

Le rapport stipule également que l'intérêt des visiteurs de l'Ontario et des autres provinces de l'Atlantique envers le Nouveau-Brunswick est plus faible qu'auparavant.

Les provinces de l'Atlantique sous la moyenne nationale

Le Conference Board prévoit que cette faible croissance de l'industrie touristique devrait aussi se faire sentir en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard. Les indices de croissance du tourisme pour ces provinces sont eux aussi sous la moyenne canadienne.

En Nouvelle-Écosse, le prix élevé du carburant pourrait refroidir les ardeurs des touristes, selon le rapport.

Terre-Neuve-et-Labrador, une province dont le tourisme dépend de celui des autres provinces atlantiques, devrait connaître une croissance de 3 %.

La croissance de l'industrie touristique de l'Île-du-Prince-Édouard est celle qui se rapproche le plus de la moyenne canadienne. Le Conference Board of Canada prévoit que la province connaîtra une croissance de 3,5 % cette année. La popularité de l'île comme destination d'été chez les Japonais explique en partie ce chiffre.