Richard Hurlburt et son épouse, Nancy Hurlburt, à la sortie du tribunal, le 12 avril 2012
Photo : PC/Andrew Vaughan
L'ancien ministre de la Nouvelle-Écosse Richard Hurlburt est de retour en cour jeudi, à Yarmouth, pour son audience de détermination de la peine.
L'ancien ministre a plaidé coupable à des accusations de fraude et d'abus de confiance le 12 avril. Il a reconnu avoir soutiré 25 000 $ aux payeurs de taxe de la Nouvelle-Écosse.
Le procureur de la couronne a demandé au juge d'imposer une peine carcérale à Richard Hurlburt alors que la défense réclame une peine à purger dans la communauté.
Le juge rendra sa décision le 27 juillet.
Les accusations avaient été portées à la suite d'une révision des dépenses de membres de l'Assemblée législative. Cette affaire a éclaté en février 2010 lors de la publication d'un rapport du vérificateur général faisant état d'irrégularités dans les dépenses de députés de tous les partis.
Au cours de sa carrière politique, le progressiste-conservateur Richard Hurlburt a été ministre notamment des Ressources naturelles, du Développement économique, de l'Énergie et des Relations municipales.
Autres accusés
Trois autres politiciens ont fait face à des accusations dans cette affaire.
L'ancien député libéral de Glace-Bay en Nouvelle-Écosse, Dave Wilson, a été condamné à neuf mois de prison, en avril dernier. En septembre, il avait reconnu sa culpabilité à des accusations d'emploi de documents contrefaits, de fraude et d'abus de confiance.
L'ancien libéral Russell MacKinnon, a quant à lui plaidé non coupable, en mai, aux accusations de fraude, d'abus de confiance et d'emploi de documents contrefaits. Il doit comparaître en cour en mars prochain.
Le quatrième accusé est l'ancien néo-démocrate Trevor Zinck, qui siège toujours à l'Assemblée législative en tant que député indépendant. Au terme de son enquête préliminaire, en juin, il a réitéré son innocence face aux accusations de fraude, d'abus de confiance et de vol, portées contre lui.