Les autobus de Codiac Transpo, à Moncton, au Nouveau-Brunswick, ne circulent plus à la suite de la mise en lock-out des employés du service.
La Municipalité impose ce lock-out aux conducteurs, aux mécaniciens et aux préposés à l'entretien membres de l'unité 1290 du Syndicat uni du transport. La décision a été approuvée par le conseil municipal.
Le service public d'autobus dans les villes de Moncton, Dieppe et Riverview est ainsi suspendu indéfiniment. La Municipalité précise que le service ne reprendra qu'au moment où un accord sera conclu avec les syndiqués.
Les négociations entre les travailleurs et l'employeur ont été rompues le 5 avril. La Municipalité juge que le lock-out est le seul moyen de pousser les parties à reprendre les discussions, explique le porte-parole Paul Thompson.
Les syndiqués ont voté pour la grève le 1er avril dernier. Leur contrat de travail est échu depuis deux ans. Les salaires et les conditions de travail sont les principaux points en litige.
Selon Alain McGrath, trésorier du syndicat des employés, l'imposition du lock-out a eu l'effet d'un choc sur les travailleurs. Il espère des négociations menées de bonne foi.
« On avait une entente deux ans passés, à la fin de décembre 2010. On était tous à la table. On était dix à la table. On s'est tous donné la main. Ils nous avaient donné une proposition, puis ils ont décollé de la table en disant : "non, on a changé d'idée" », déplore M. McGrath.
La Municipalité tend la main aux usagers
Selon le maire, George LeBlanc, le conseil municipal a pris une décision réfléchie et il regrette les inconvénients causés aux usagers.
Aurélie Juste a dû faire preuve d'ingéniosité pour se rendre au travail, mercredi matin. Ne pouvant prendre l'autobus, elle a appelé un ami qui a accepté de l'emmener en voiture.
« Ce n'était pas du tout planifié. Ça bouleverse tout un programme parce que d'habitude, quand on termine de travailler, c'est le bus qu'on prend aussi pour retourner. Donc, j'imagine que plus tard je devrai trouver autre chose », explique Mme Juste.
Par ailleurs, les gens qui comptent assister aux grands spectacles organisés cet été à la Côte magnétique ne seront pas laissés pour compte, ajoute Paul Thompson.
« On va avoir un plan de transport pour les deux concerts. On va les annoncer sous peu. Il faut comprendre qu'il y a plusieurs options pour se rendre au site des concerts. Le transport en commun ou le service qu'on a offert, c'est une option. On peut parler avec le secteur privé pour aborder ce service, et c'est ce qu'on va faire », explique Paul Thompson.