Les enjeux du gaz de schiste en Atlantique

Forte opposition au gaz de schiste lors d'une consultation au Nouveau-Brunswick

Consultation publique sur le gaz de schiste à Hillsborough Des participants à la consultation publique sur le gaz de schiste à Hillsborough

La population de la région de Hillsborough, au Nouveau-Brunswick, se prononce largement contre toute forme d'exploitation du gaz de schiste.

Hillsborough a accueilli mardi soir la quatrième assemblée citoyenne organisée par le gouvernement provincial pour informer les gens et recueillir leurs commentaires. La discussion portait notamment sur 116 recommandations devant encadrer l'exploitation du gaz de schiste.

Environ 75 citoyens ont participé à cette réunion. Une vingtaine d'entre eux ont pris la parole contre l'exploitation du gaz de schiste.

« Ce n'est pas demain que ça fini, tout ce qu'on va mettre dans le sol. Moi, ça me fait extrêmement peur. » — Emmanuelle Chapados, citoyenne de Memramcook

Patricia Légère, de Memramcook Action, un groupe qui milite pour un moratoire sur le gaz de schiste, espère que le gouvernement tiendra compte de son opinion.

« Il est temps que le gouvernement arrête de nous insulter en disant qu'on se base seulement sur des émotions et de la peur. On a nos faits, et des fois, on trouve que le gouvernement ne les a pas. » — Patricia Légère, membre de Memramcook Action

Neuf consultations publiques au total

Le biologiste Louis Lapierre, chargé d'écrire le rapport sur ces consultations, observe déjà un thème qui s'en dégage.

« Les gens veulent s'assurer que la qualité et la quantité d'eau est maintenue, que la nappe phréatique ne sera pas polluée. » — Louis Lapierre, biologiste

Déjà, selon des citoyens présents à Hillsbourough, ces consultations souffrent d'un déficit de crédibilité parce qu'elles n'ont lieu dans aucune grande ville.

« C'est vrai qu'il aurait peut-être fallu inclure les grands centres, mais en premier lieu je pense qu'il faut s'adresser à ceux qui vont être le plus touchés », explique Louis Lapierre.

Les consultations se terminent au début de juillet. Le rapport de M. Lapierre devrait être rendu public à l'automne.