L'entreprise DBM, à Charlo.
L'accident industriel qui a coûté la vie à un jeune travailleur, mardi, à Charlo, au Nouveau-Brunswick, relance des préoccupations liées à la sécurité des jeunes au travail.
La loi oblige tous les employeurs dans la province à informer les salariés des dangers potentiels qui les guettent en milieu de travail. L'entreprise DBM à Charlo, où l'accident s'est produit, est reconnue pour respecter ces règles.
« L'enquête va déterminer si tous les employés avaient suivi cette formation-là, mais le système était intégré déjà dans l'entreprise », affirme Fidèle Cormier, porte-parole de l'organisme Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick.
Selon les données du ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences, les jeunes sont davantage victimes d'accidents en milieu de travail que les adultes.
Pour diminuer les risques, de la formation est offerte dans les écoles du Nouveau-Brunswick depuis quelques années. « Ça semble porter des fruits où il y a une sensibilisation beaucoup plus grande d'étudiants lorsqu'ils rentrent sur le marché du travail par rapport à santé, sécurité », souligne Fidèle Cormier.
C'est un pas dans la bonne direction, mais c'est insuffisant, selon le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick, Michel Boudreau. Il réclame un cours obligatoire.
En 2009, les travailleurs âgés de 15 à 24 ans représentaient 15 % des travailleurs canadiens, mais les jeunes ont été victimes d'environ 25 % des blessures subies en milieu de travail.