L'administration et les conseillers municipaux de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, ont décidé en privé de prêter de l'argent au journal l'Acadie Nouvelle lorsqu'il était en difficulté, en août dernier.
Selon Pierre P. Albert, un conseiller sortant qui tente de se faire réélire, il s'agissait d'un prêt de 75 000 $.
Le président du conseil d'administration de l'Acadie Nouvelle, Clarence LeBreton, qui est candidat à la mairie, avance qu'il s'agissait plutôt de 50 000 $.
Ni le maire sortant, Antoine Landry, ni le directeur général de la Ville, Marc Duguay, n'ont voulu faire de commentaires.
La Ville de Caraquet a fait parvenir à Radio-Canada Acadie un document, sans entête et non signé, qui explique qu'elle a effectivement avancé la somme de 75 000 $ au quotidien l'Acadie Nouvelle, l'an dernier, au mois d'août. Il est aussi écrit que la Ville a été remboursée quelque temps plus tard.
La Ville dit que « le tout a été accepté par résolution du conseil municipal », mais lorsqu'on demande à la Ville où on peut trouver des traces écrites de ce prêt, elle répond que « la résolution a été prise lors de l'assemblée du 24 octobre 2011 », soit plus de deux mois après l'avance de fonds.
Dans le procès-verbal de cette réunion, il est fait mention de l'acceptation de l'historique des factures du fonds de fonctionnement « administration générale ». On ne peut pas y lire que 75 000 $ ont été prêtés à l'Acadie Nouvelle.
Cependant, dans un autre document fourni par la Ville en milieu d'après-midi, on peut clairement voir une avance de fonds datée du 24 août pour la somme de 75 000 $.
Le journal dont le siège social est à Caraquet a eu des difficultés financières l'été dernier. À ce moment, des actionnaires ont injecté dans l'entreprise une somme se situant entre 300 000 $ 350 000 $.