La facture des retards à Point Lepreau s'élève à un milliard de dollars

Point Lepreau Des travaux de remise à neuf de la centrale nucléaire de Point Lepreau (archives).  Photo :  Énergie Nouveau-Brunswick

Le dépassement de coût de la remise à neuf de la centrale nucléaire de Point Lepreau risque d'être bientôt refilé aux consommateurs, si Ottawa refuse toujours de dédommager le Nouveau-Brunswick.

Énergie atomique du Canada et le gouvernement fédéral ont reconnu leur responsabilité dans les retards des travaux de réfection de la centrale, mais jusqu'à présent, Ottawa refuse catégoriquement d'indemniser la province et sa société d'énergie.

Le 23 février, avec Énergie atomique du Canada, Énergie Nouveau-Brunswick a intenté une poursuite contre le groupe d'assureurs Lloyd's Underwriting pour obtenir une indemnité financière pour les retards.

La Lloyd's a répliqué en accusant Énergie Nouveau-Brunswick et Énergie atomique du Canada d'avoir fait preuve de négligence. Les calandres à Point Lepreau auraient perdu leur étanchéité après avoir été frottées à l'aide de brosses en métal. À cause de ce problème, le 3 février 2010, des experts auraient recommandé de suspendre les travaux, mais Énergie atomique du Canada et Énergie Nouveau Brunswick n'auraient pas écouté cet avis.

Énergie Nouveau-Brunswick vient de répondre à ces accusations, par voie de communiqué, en précisant qu'elle était prête à les contester en cour. Mais même si cette société l'emportait en cour, on serait loin d'avoir réglé le problème financier.

« Évidemment, la compagnie d'assurance sait que le plus qu'elle va pouvoir avoir d'eux, c'est peut-être un tiers, et ça, c'est si tout va bien. Mais les autres deux tiers, ça va venir d'où? », se demande le libéral Victor Boudreau, chef intérimaire de l'opposition au Nouveau-Brunswick.

Énergie Nouveau-Brunswick ne pourrait récupérer que 320 millions de dollars sur un total d'un milliard.

La ministre de l'Énergie, Margaret-Ann Blaney, a fait face à un barrage de questions en Chambre, mais elle est restée silencieuse sur les moyens de récupérer le milliard de dollars payé en trop.

« Il est temps que le gouvernement prenne une action très concrète vis-à-vis le gouvernement fédéral pour aller chercher ces sommes-là qui sont dues à la province », ajoute Victor Boudreau.

Le temps presse, car dès ce printemps, la commission de l'énergie et des services publics se penchera sur les possibles augmentations de tarifs que pourraient avoir à subir les consommateurs pour éponger les coûts de dépassement de Point Lepreau.

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