La possibilité d'une hausse du quota de crabe réjouit les pêcheurs

Pêche au crabe Pêche au crabe (archives)

Le quota de crabe dans le sud du golfe du Saint-Laurent pourrait plus que doubler comparativement à l'année dernière, selon un scientifique du ministère des Pêches et des Océans.

Le scientifique Marc Lanteigne précise que le stock de crabe dans cette région est passé de 36 000 tonnes métriques à plus de 63 000 tonnes. Il suggère de respecter un taux maximal d'exploitation de 35 %.

Dans ce cas, les pêcheurs auraient un quota global d'au moins 22 000 tonnes métriques dès cette saison. Le quota était de moins de 10 700 tonnes l'an dernier.

Cette possibilité rend joyeux beaucoup de monde dans les collectivités côtières dont l'économie repose en partie sur cette pêche.

« Je pense que ça fait l'affaire de tout le monde. Ça fait l'affaire des économies locales, de celui qui vend du [carburant], de celui qui vend de la nourriture, en passant par les bandes autochtones, le secteur côtier, tout le monde qui est impliqué dans cette pêcherie en Atlantique », explique le pêcheur Joël Gionet, de l'Association des crabiers acadiens, au Nouveau-Brunswick.

L'an dernier, les pêcheurs de crabe sont allés à la pêche à reculons pour chercher leur maigre quota de moins de 10 700 tonnes. Ils avaient la nette impression, voire la certitude, que le stock n'était pourtant pas en danger.

« Depuis les deux dernières années, ils nous ont coupé les quotas à un niveau drastique, à un niveau jamais vu. Les pêcheurs sortaient en mer et capturaient ça en une semaine, en deux semaines », déplore Joël Gionet.

Un quota deux fois plus élevé que l'an dernier peut donner de sept à huit semaines de travail de plus en usine aux nombreux travailleurs de l'industrie, au lieu de trois à quatre semaines.