L'entente sur les services de la GRC à Shippagan fait des envieux

Voiture de la GRC (archives)

Des municipalités au Nouveau-Brunswick souhaiteraient bénéficier d'une entente comme celle obtenue par Shippagan pour le financement des services de la GRC.

La Ville de Shippagan avait accumulé une dette de 2,6 millions de dollars depuis 1997 pour ces services et elle n'aura qu'à rembourser 1,7 million de dollars. La province a effacé 900 000 $.

Dalhousie a déjà eu un différent avec le gouvernement lié aux services de la GRC. La province avait forcé cette ville à payer.

« On a été obligés de payer et de rembourser le montant au complet. La manière qu'ils ont fait ça [...], ils nous l'ont enlevé des octrois inconditionnels », explique le maire de Dalhousie, Clément Tremblay.

Mardi dernier, le maire de Dalhousie est allé au ministère de la Sécurité publique pour discuter d'un nouveau problème. Il conteste le fait d'avoir à payer pour huit agents de la GRC, comme le prévoit son contrat, alors que dans les faits il y a souvent bien moins d'agents dans son territoire.

« Au cours de l'année 2011, les [chiffres] démontrent que nous sommes servis simplement par sept, six et même à l'occasion cinq agents. Je pense qu'on doit être remboursés pour quatre ou cinq mois pour le nombre de policiers qu'il nous manquait », affirme Clément Tremblay.

Plusieurs municipalités au Nouveau-Brunswick ont accumulé des dettes pour les services de GRC. Saint-Léonard est l'une d'entre elles. Donald Arseneault, député libéral de Dalhousie-Restigouche-Est, affirme qu'il ne voit aucune raison pour laquelle ces municipalités ne demanderaient pas le même traitement qu'à reçu Shippagan.

Clément Tremblay Clément Tremblay, maire de Dalhousie.

Shippagan a pu économiser 900 000 $, tant mieux, dit le maire Tremblay, mais selon lui, il faudrait penser plus loin et trouver des solutions à long terme. « Tout va s'arranger lorsqu'il y aura un contrat pour toutes les municipalités, pas trois différents contrats comme ils existent présentement », dit-il.

Les libéraux accusent Paul Robichaud, vice-premier ministre et député de Lamèque-Shippagan-Miscou, d'être intervenu en faveur de Shippagan.

Le ministre Robichaud n'était pas en mesure de faire des commentaires, selon les membres de son personnel.