Les syndiqués proposent des moyens de redresser les finances du Nouveau-Brunswick

Syndicat du Nouveau-Brunswick Susie Proulx-Daigle, présidente du Syndicat du Nouveau-Brunswick

Le Syndicat du Nouveau-Brunswick propose une série de moyens de générer des revenus, suffisamment, croit-il, pour éponger en grande partie le déficit actuel.

« Ce n'est pas un problème de dépenses qu'on a, c'est un problème de revenus », affirme Susie Proulx-Daigle, présidente du Syndicat du Nouveau-Brunswick.

Ce syndicat, qui compte quelque 8500 membres, propose notamment d'imposer des péages sur les autoroutes, mais seulement dans le cas des véhicules commerciaux.

« Nous autres, on dit qu'il faudrait trouver un moyen de générer du revenu. On pense que ce serait plus équitable et plus juste de le faire au niveau des commerces, au niveau des voyages avec les gros camions », indique Mme Proulx-Daigle.

L'organisme croit aussi que le gouvernement devrait approuver plus rapidement les médicaments génériques, ce qui permettrait de réduire des coûts. Il recommande aussi de développer les centres de santé communautaires, où les services de première ligne sont de 10 % à 30 % moins élevés que dans les hôpitaux.

Le Syndicat du Nouveau-Brunswick estime que ces mesures apporteraient au gouvernement des revenus supplémentaires de 450 millions de dollars. C'est tout près du déficit actuel, qui s'élève à 470 millions de dollars.

Les syndiqués lancent aussi une mise en garde au gouvernement contre la vente de sa société des alcools. Selon une étude commandée par le Syndicat du Nouveau-Brunswick, cette vente entraînerait une perte importante de revenus pour le gouvernement, ainsi qu'une perte d'emplois bien rémunérés.

Le ministre des Finances, Blaine Higgs, n'a pas voulu commenter les propositions du syndicat, mais il répète que le véritable problème repose sur les dépenses publiques, contrairement à ce qu'affirment les syndiqués.