Des agriculteurs dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick sont en colère, car le Centre de conservation des sols et de l'eau de l'est du Canada va bientôt fermer, faute de financement.
Il y a 20 ans, le gouvernement fédéral a mis 4 millions de dollars dans un fonds en fiducie pour créer cet organisme, sur la demande des agriculteurs. À l'époque, l'Université de Moncton à Edmundston a été nommée responsable du Centre, mais l'entente conclue en 1991 a pris fin en mars dernier et l'Université a décidé de ne pas la renouveler.
L'Université de Moncton a accordé un an de répit au Centre pour qu'il trouve de nouvelles sources de financement. Aujourd'hui, les finances de l'organisme sont à sec. Les quatre employés ont déjà été avisés qu'ils perdraient leur emploi le 31 mars.
C'est une lourde perte pour les agriculteurs qui comptaient beaucoup sur l'aide du Centre pour améliorer le rendement de leurs terres, combattre l'érosion et protéger les cours d'eau.
Le Centre de conservation des sols et de l'eau de l'est du Canada a besoin d'environ 450 000 $ par année pour couvrir ses dépenses.
Lionel Poitras, maire de Saint-André et cultivateur de pommes de terre, réclame l'aide des gouvernements provincial et fédéral. « C'est notre survie, nous autres, ici. C'est agricole et on est une communauté rurale qui veut se prendre en mains », dit-il.
Les agriculteurs sont aussi à la recherche d'un endroit qui pourrait héberger les bureaux de l'organisme gratuitement.
Le temps presse, car les dirigeants du Centre sont acculés au pied du mur en ce moment.