Un suspect dans l'affaire du laboratoire clandestin d'Edmundston est accusé

Edmundston Une partie des produits saisis dans le laboratoire clandestin l'automne dernier.   © Marie-Hélène Lange/Radio-Canada

Les autorités accusent Jean-Phillipe Laforge, d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, d'être le responsable d'un laboratoire clandestin de drogues synthétiques découvert l'automne dernier.

Jean-Phillipe Laforge, 23 ans, a comparu en cour provinciale à Edmundston, lundi matin, où il a été formellement accusé.

Il est accusé d'avoir amené de Montréal à Edmundston du GBL, un produit chimique utilisé dans la fabrication de drogues. Il est aussi accusé de production de methcathinone, un stimulant. Cette drogue, dont les effets ressemblent à ceux de la méthamphétamine, gagne en popularité, selon les policiers.

En octobre dernier, la police d'Edmundston a découvert un laboratoire clandestin dans un logement d'un secteur paisible de la ville. Une vaste opération policière avait alors été mise en branle.

Une équipe spécialisée de la GRC ainsi que des experts de Santé Canada avaient été appelés en renfort. Les policiers avaient alors saisi différents produits ainsi que de l'équipement.

Selon les enquêteurs, c'est la première fois qu'un tel laboratoire était découvert dans les provinces de l'Atlantique. Quatre mois plus tard, Laforge a été arrêté et accusé.

« Avec tous les échantillons qui ont été pris par les chimistes, le tout a été analysé pour enfin en venir à l'arrestation de M. Laforge », indique Percy Picard, de la Force policière d'Edmundston.

En Cour, lundi, la Couronne s'est opposée à ce que l'accusé soit libéré. Jean-Phillipe Laforge comparaîtra à nouveau devant le juge mercredi matin.