Les provinces de l'Atlantique veulent exclure certaines industries de l'accord de libre-échange que le Canada et l'Union européenne négocient.
Les quatre provinces de l'Atlantique veulent garder le plein contrôle sur ce qui concerne notamment l'électricité, l'exploitation pétrolière, l'agriculture, la vente d'alcool et le jeu.
Le Canada et l'Union européenne négocient un accord de libre-échange depuis 2008. Les discussions seraient dans leur phase finale, mais on n'en connaît pas les détails.
On sait cependant que la nouvelle entente ira plus loin que l'Accord de libre-échange nord-américain, et qu'elle incluera les gouvernements provinciaux et les municipalités.
Le directeur de l'Institut de recherche en économie contemporaine, Robert Laplante, est inquiet. Il explique que la Nouvelle-Écosse, par exemple, ne pourrait plus privilégier les entreprises de la province dans un processus d'appels d'offres.
« La concurrence des sociétés européennes pourra s'exercer, et les sociétés néo-écossaises ou canadiennes devront les affronter en matière de prix, de qualité, etc. », souligne Robert Laplante.
Le Réseau québécois d'intégration continentale a publié les demandes des provinces. Les gouvernements ne veulent pas les commenter.