Robert Chisholm se retire de la course à la direction du NPD

Robert Chisholm

Le député fédéral de Dartmouth-Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, se retire officiellement de la course à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada.

Robert Chisholm a annoncé mercredi qu'il mettait fin à ses ambitions fédérales, notamment parce qu'il ne sera pas en mesure de parler suffisamment bien le français avant le scrutin du 24 mars.

Dans un communiqué de presse, il explique qu'il lui semble évident que les membres du parti veulent un chef capable de s'exprimer dans les deux langues officielles.

Unilingue, Robert Chisholm a éprouvé des difficultés dans les débats en français avec les autres candidats. Il a admis que cela a joué un rôle dans sa décision.

« Si plusieurs ont dit que notre prochain leader a besoin d'une expérience réelle et d'une vision forte, plusieurs ont aussi dit que le prochain leader doit pouvoir s'exprimer couramment en français dès le premier jour [...] J'ai compris que, pour la majorité des membres du parti, c'est une qualification non négociable. Même si je travaille fort pour améliorer mon français - et que je continuerai à le faire -, je ne répondrai pas à cette exigence d'ici le 24 mars. » — Robert Chisholm

Robert Chisholm, qui a déjà été chef du NPD de la Nouvelle-Écosse de 1996 à 1999, s'était lancé dans la course le 30 octobre dernier. Il a été élu député de Dartmouth-Cole Harbour lors du scrutin fédéral du 2 mai 2011.

M. Chrisholm n'aurait pas encore offert son appui aux candidats qui demeurent dans la course : Niki Ashton, Nathan Cullen, Paul Dewar, Thomas Mulcair, Peggy Nash, Roméo Saganash, Martin Singh et Brian Topp.

Les néo-démocrates, qui ont perdu leur chef Jack Layton en août dernier, choisiront leur nouveau chef en mars prochain. En attendant, c'est l'ancienne syndicaliste Nycole Turmel, élue députée de Hull-Aylmer, qui assure l'intérim.

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