Des scientifiques suggèrent l'abattage de phoques gris

Un phoque gris Un phoque gris   © PC/Andrew Vaughan

Un nouveau rapport scientifique suggère au ministère des Pêches et des Océans d'abattre 70 000 phoques gris pour permettre à la morue du golfe Saint-Laurent de se multiplier.

Le stock de morue aura disparu d'ici 30 ans si le nombre de phoques gris se maintient dans le golfe, prédisent les biologistes de l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, au Québec. Comme solution, ils proposent au ministère des Pêches et des Océans d'éliminer une partie du troupeau de phoques gris.

Cependant, le rétablissement du stock de morue pourrait prendre de 10 à 15 ans, indique le biologiste Mike Hamel, sans que l'on entrevoie pour autant une réouverture de la pêche commerciale.

Ce rapport est trompeur, soutient Debbie McKenzie, de la Société de conservation du phoque gris. Elle affirme qu'abattre 70 000 bêtes en se basant uniquement sur la présence de morues de grande taille est dangereux. D'autres études de Pêches et Océans révèlent une hausse de la morue de taille moyenne.

Par contre, André Martin, de l'Union des pêcheurs des Maritimes, applaudit la suggestion. « On nous a promis à plusieurs reprises qu'on allait créer un comité de prédation, qu'on allait commencer à s'en débarrasser, surtout des adultes, mais il n'y a rien qui a été de l'avant », dit-il.

Il revient au ministère des Pêches et des Océans de trancher le débat.