Le syndicat et la direction de la brasserie Moosehead à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, affirment qu'ils sont réceptifs à la négociation, mais ils sont encore loin d'une entente.
« La compagnie est prête, mais nous attendons que les employés syndiqués soient sérieux pour s'asseoir et parler », indique Stephanie Nielson, coordonnatrice des affaires publiques de la brasserie.
« Nous sommes prêts à parler. Tout le monde, on était prêt à parler quand on était [mis en lock-out] », affirme Bernice Harquail, secrétaire du comité des employés.
Les 172 employés syndiqués sont sans contrat depuis décembre dernier. Ils sont en lock-out depuis une dizaine de jours. Le principal point en litige est la couverture des médicaments à la retraite.
Ce blocage irrite au plus haut point les travailleurs. L'un d'eux, Dan McCullum, affirme que les travailleurs paient cet avantage social depuis des années. Il reproche à l'employeur de vouloir le leur enlever.
La direction veut que les employés à la retraite paient une partie de leurs médicaments. « Maintenant, avec les coûts, ça monte tellement. Dans l'économie ici, vraiment, personne d'autre ne paie 100 % », explique Stephanie Nielson.
À l'intérieur de la brasserie, la production de bière continue. La direction et des employés s'occupent de la fabrication. À l'extérieur, les syndiqués se disent les seuls capables de bien brasser la Moosehead. Dan McCullum affirme que la bière risque de ne pas être bonne.
Les travailleurs en lock-out doivent prendre leur mal en patience. Personne ne sait combien de temps ils passeront encore sur le trottoir.