Malgré les efforts des universités de l'Atlantique pour recruter des filles en génie, ces dernières ne représentent toujours que 15 % des étudiants en ce domaine.
Les universités offrent des bourses, elles diffusent des publicités, elles donnent des conférences, mais elles ne réussissent pas à attirer plus de filles en génie. En Atlantique, dans une classe de 30 futurs ingénieurs, on trouve en moyenne 5 filles et 25 garçons.
Selon Dominique Tardif, étudiante en génie électrique à l'Université de Moncton, les filles apportent quelque chose de bien particulier en tant qu'ingénieures.
Nadia Ghazzali, de la Chaire pour les femmes en science et génie, juge que les enseignants doivent travailler davantage pour renverser les stéréotypes. « Si vous avez un personnel scolaire qui fait tout pour offrir des activités de vulgarisation scientifique où les filles peuvent toucher à du matériel, construire des choses », explique-t-elle.
Mme Ghazzali croit qu'il faut mettre de l'avant plus de modèles de femmes ingénieures, et ce, dès le primaire.
Dominique Tardif, pour sa part, se voit très bien à la tête des plus grands chantiers du Nouveau-Brunswick. « Dans des centrales électriques nucléaires ou quelque chose comme ça, ça m'intéresse beaucoup », dit-elle.