La séance de consultation publique tenue à Saint-Jean.
La ministre de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, Margaret-Ann Blaney, affronte l'opposition publique à la nouvelle réglementation des terres humides.
Elle a amorcé lundi une tournée provinciale de consultation au sujet de cette réglementation.
En janvier dernier, le gouvernement a révélé des cartes montrant l'étendue des terres humides qu'il entendait protéger. Cela a créé une certaine confusion au sein des administrations municipales et chez des promoteurs immobiliers.
Les huit grandes villes de la province, notamment, craignent que la protection de ces terres freine leur développement.
Des centaines d'opposants
La tournée de la ministre Blaney a débuté à Saint-Jean lundi matin. Mike Hayes, un participant, a expliqué qu'il a payé 20 000 $ un lot boisé, il y a cinq ans. Il espérait que cet investissement lui rapporterait à la longue, mais il dit aujourd'hui que cela ne vaut pratiquement rien. Il a appris que son terrain est une terre humide.
M. Hayes a lancé que cette nouvelle était un choc pour lui, qu'il ne pouvait y croire parce qu'il n'y a pas de source dans les environs.
Mike Hayes ne peut pas construire de maison sur cette terre humide. Il a connu la même situation fâcheuse sur un autre terrain. Il a ajouté qu'il a dû hypothéquer sa maison et que sa famille peine à joindre les deux bouts.
Des centaines de propriétaires ont assisté à l'audience publique. Tour à tour, des dizaines d'entre eux ont exprimé leur opinion à la ministre Blaney. De nombreuses personnes se disent en colère en raison des nouvelles désignations de terres humides ou potentiellement humides, et surtout de l'impact économique de cette mesure.
La ministre Blaney avoue que son gouvernement n'avait pas examiné les conséquences économiques d'une telle réglementation.
L'utilité des terres humides
Le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, pour sa part, demande à la province de tenir compte de l'aspect environnemental.
La ministre Blaney tendra l'oreille à toutes les opinions divergentes pendant cette série de consultations. Elle fera le tour de la province pendant dix jours.
Margaret-Ann Blaney promet des solutions à la mi-mars pour mieux appliquer la réglementation des terres humides.