Un moyen controversé de relance économique

Test sismique Équipement de recherche du gaz de schiste (archives)

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick croit que l'exploitation du gaz de schiste constitue un moyen de relance économique pour la province, mais les environnementalistes en doutent.

Le ministre des Ressources naturelles, Bruce Northrup, affirme que les retombées de cette activité permettraient à la province de redresser sa situation financière. Selon lui, les redevances que paieront les exploitants représenteront une petite mine d'or.

Le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick juge toutefois que les redevances sont trop faibles pour améliorer quoi que ce soit. « Si l'on rajoute les rabais que l'on donne aux compagnies de gaz et minière, ça finit par être juste 5 % que les compagnies paient à la province », indique le porte-parole Raphael Shea.

Les problèmes financiers ne justifieraient pas l'extraction du gaz de schiste, selon M. Shea, car bien d'autres coûts entrent en jeu. « Ce n'est pas tenir en compte de l'image au grand complet. On n'a aucune idée des coûts de réglementation, les coûts des sites et les coûts en santé », souligne-t-il.

Une délégation du ministère des Ressources naturelles a pris la route de l'Arkansas, jeudi, pour en apprendre davantage sur le gaz de schiste. Elle compte tirer profit de l'expérience de cet État américain qui extrait du gaz de schiste depuis déjà quelques années.

C'est une autre preuve de l'improvisation du gouvernement dans ce dossier, selon le Conseil de la conservation. « Le fait qu'ils vont visiter l'Arkansas et la Colombie-Britannique démontre qu'il y a évidemment des manques de connaissances dans la province à ce point-ci. Alors, pourquoi va-t-on de l'avant avec l'industrie quand on n'a pas les connaissances nécessaires pour régler l'industrie? », se demande Raphael Shea.

Jusqu'à maintenant, une dizaine d'entreprises ont obtenu un permis pour exploiter le gaz de schiste au Nouveau-Brunswick. Les citoyens des régions visées continuent de s'interroger sur les risques d'une telle industrie dans leur voisinage. Le ministère des Ressources naturelles promet des séances d'information à ce sujet.

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