Robert Ghiz songe à la gratuité

Le premier ministre Robert Ghiz Le premier ministre Robert Ghiz (archives)

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard évoque la possibilité d'abolir les droits de scolarité dans les établissements d'enseignement postsecondaires de sa province. Il croit que tous les gouvernements au Canada doivent y songer.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard évoque la possibilité d'abolir les droits de scolarité, mais sans la promettre. Il croit que tous les gouvernements au Canada doivent y réfléchir.

Cette mesure ne se trouve pas dans le programme du Parti libéral de M. Ghiz. Le premier ministre ne propose pas non plus de l'adopter prochainement.

Rob Livingstone, président de l'association étudiante de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, rêve d'une telle mesure. Il rappelle qu'un étudiant à temps plein dans la province paie presque 6000 $ par année en droits de scolarité.

L'accès à l'éducation est restreint, dit Rob Livingstone, parce que les frais élevés découragent les moins fortunés.

Le premier ministre Ghiz croit que le Canada devra un jour abaisser les droits de scolarité ou même les abolir. Il explique que le savoir devient de plus en plus important dans l'économie. « Alors, si on ne tire pas avantage des ressources qu'on a maintenant pour nous préparer pour le futur, le Canada peut-être ne va pas être un des plus riches pays au monde », dit-il.

Selon l'économiste Valérie Vierstraete, de l'Université de Sherbrooke, c'est une utopie. « Les dépenses de santé explosent. On a un déficit important. Ça représenterait vraiment une somme très, très importante. Dans le contexte actuel, ça ne me semble pas possible », dit-elle.

Même l'étudiant Rob Livingstone ne réclame pas la gratuité. Il demande plutôt au gouvernement de limiter la hausse des droits de scolarité.